« 2008-01 | Page d'accueil | 2008-03 »

vendredi, 29 février 2008

Retour en arrière

1428131016.jpg

Fresque représentant la place de l'église de Quiberon en 1896...

 

Voir la vie en couleurs

2069674619.jpg

mercredi, 27 février 2008

Patchwork de murs quiberonnais

1541094240.jpg

dimanche, 24 février 2008

La Grande Plage

Bondée en été, quasi-déserte en hiver. Enfin, c'était avant l'arrivée des parisiens quand même ^^

ff51a1d8d20d09d89508bb8e562defd4.jpg

L'invention du siècle !

db0cc3a2c594dc1442790ee3fad008c2.jpg

samedi, 23 février 2008

A Nanette et Jeannot

bd9a5df90b7e1b773dd8e16ad0b69143.jpgHabituellement, nous allons à Quiberon en vacances, soit en été, soit à Pâques. Il nous arrive aussi d’y passer quelques jours en février ou à la Toussaint. D’habitude, nous profitions de la plage et des magasins la journée et en fin d’après-midi nous allions rejoindre Anne-Marie pour l’apéritif. 20fb91b5df9135cf9254f0fdfc09c8e4.jpgMon grand-père la surnommait Nanette. Je trouve ça joli. Lui est parti en 1996 et elle en 2005, nous laissant une petite maison de pêcheur à Quiberon. Cela faisait quelques années qu’Anne-Marie n’entretenait plus trop la maison, surtout sur la fin, et puis c’était son Jeannot le bricoleur… Suivirent deux ans et demi, le temps que dura le règlement de l’héritage, où la maison ne fut pas habitée. Elle est maintenant à nous, nous qui y avons si souvent pris l’apéro, stocké nos pelles et seaux en plastique, nos cannes à pêche, pris de joyeux repas en compagnie de Jeannot et Nanette, puis de Nanette seule. Cette vie nous la vivrons désormais sans eux, mais avec eux quand même. Leur souvenir hante toujours la maison, car sans eux nous n’aurions jamais connu ce coin de paradis, cette gentillesse qui de toutes parts nous tend les bras dès que nous mettons un pied sur la presqu’île. Ce sont de gentils fantômes qui veillent sur la maison quand nous n’y sommes pas et qui nous regardent, j’espère avec bienveillance, quand nous y venons. Ils y vivaient à deux, nous sommes cinq. Nous avons dû jeter pas mal de choses, en acheter d’autres… Nous avons découvert des dizaines de lettres débordant d’un amour touchant tant il était simple, qu’ils s’échangèrent pendant des mois quand, tous deux engagés dans la transmission, ils étaient affectés à différents endroits à travers le monde et ne se voyaient qu’un gré de leurs rares permissions. Une, deux lettres par jour. Pour parler de la pluie et du beau temps, de leurs permissions à venir, de leurs demandes de mutations, de bricoles. Du divorce de Jeannot, qui a pris du temps et qui a laissé mon père seul avec une mère qui avait trop de travail. Ils ne se sont guère connus que dans la quasi-clandestinité, à travers des photos ou des intermédiaires, car sa famille ne voulait plus entendre parler de Jeannot. C’est son oncle Abel, le frère de Jeannot, qui a élevé mon père, pauvre gamin sans père qui a longtemps cru, et croit toujours un peu, que Jeannot les avait abandonnés lui et sa mère. Il lui a fallu attendre sa majorité et sa première voiture pour pouvoir filer à Quiberon pour la première fois. Mais Jean et Anne-Marie étaient fous amoureux et rien n’auraient pu les empêcher de se retrouver ensemble pour la vie. Mon père devait avoir dans les six ans quand le divorce fut prononcé, mais cela ne dut rien changer dans sa vie quotidienne puisque Jeannot était dans l’armée et par conséquent jamais à la maison. Je n’ai pas encore lu toutes les lettres retrouvées dans la maison, mais j’ai bien l’intention de le faire. Ces deux-là ont souvent été séparés plusieurs mois de suite et ont toujours continué à s’écrire avec la même passion et la même régularité malgré les kilomètres qui les séparaient. Ils devaient vraiment s’adorer pour avoir conservé leur amour intact pendant tout ce temps sans se voir…
C’est promis, nous prendrons soin de votre nid d’amour, et nous la baptiserons certainement "Ti Nanette", car nous adorons ce surnom !

6befd281348ded7d575534410e7f4b7a.jpg
d47bb34ab73b8bd3d745750c8d4c4b75.jpg

dimanche, 17 février 2008

Une dernière pour la route...

C'est parti pour quatre jours à Quiberon :)

82d0ad2dc7f41dd010ed6857bb1ea671.jpg

jeudi, 14 février 2008

Joseph Kessel - L'Armée des Ombres

Voilà un moment que je n'avais pas relu ce chef-d'oeuvre de Kessel, et je voudrais ne pas être la seule à le faire. Deux cent cinquante pages, entre quatre et cinq euros chez Pocket, ce livre est un concentré de l'héroïsme quotidien des résistants et vous prend aux tripes dès la première page.

Extrait de la préface :

"La France n'a plus de pain, de vin, de feu. Mais surtout elle n'a plus de lois. La désobéissance civique, la rébellion individuelle ou organisée sont devenues devoirs envers la patrie. Le héros national, c'est le clandestin, c'est l'homme dans l'illégalité.

Plus rien n'est valable de l'ordre imposé par l'ennemi et par la Maréchal. Plus rien ne compte. Plus rien n'est vrai. On change de domicile, de nom, chaque jour. Des fonctionnaires, des policiers aident les insoumis. On trouve des complices jusque dans les ministères. Prisons, évasions, tortures, attentats, coups de main. On meurt et on tue avec naturel.

La France vivante, saignante, est toute dans les profondeurs. C'est vers l'ombre qu'elle tourne son visage inconnu et vrai. Peuple qui, dans les catacombes de la révolte, forme sa lumière et trouve sa propre loi.

Jamais la France n'a fait de guerre plus haute et plus belle que celle des caves où s'impriment ses journaux libres, des terrains nocturnes et des criques secrètes où elle reçoit ses amis libres et d'où partent ses enfants libres, des cellules de torture où malgré la tenaille, les épingles rougies au feu et les os broyés, des Français meurent en hommes libres.

Tout ce qu'on va lire ici a été vécu par des gens de France."

Il est bon de rappeller que cet ouvrage fut publié à Londres, en 1943...

Verdun au fil de l'eau (9)

b83ffe3cacdc019454a35bae70876e92.jpg
cdd2fa950c5ed05b3c168deaf65fed20.jpg

 

Verdun au fil de l'eau (8)

29c9b6a575a8994cea98efd9c461861a.jpg

Toutes les notes