jeudi, 06 décembre 2007
Le monde à l'envers
Il y a des paroles qui passent mieux en vers,
Car ne seraient en prose que bien trop vulgaires.
Vous saisirez j’espère ce que j’ai voulu dire,
Même si dans mes rimes je contrôle mon ire…
Mais certaines colères sont parfaitement saines ;op
J’avais toujours rêvé de caser dans un texte
Le très joli mot « ire » !
Et cette introduction, eh bien, fut mon prétexte ^^
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Le monde à l’envers
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J’avoue qu’il est des jours
Où je n’ai pas les yeux
Très bien en face des trous…
Mais en ce moment-même,
Je crois que le problème
N’émane pas de moi…
Alors,
Dites-moi,
Expliquez-moi :
Je ne comprends pas…
Il paraît que la liberté,
Se défend en brisant des chaînes,
Et qu’une vraie démocratie
Ecoute sa majorité
L’on dit aussi des étudiants
Qu’ils sont en fac pour étudier
Ici ce sont les chaînes qui sont utilisées,
Pour, disent-ils, nous donner notre liberté.
Liberté ?
Ici peuvent voter ceux qui vont en AG,
Où l’on n’est pas égaux quand on veut s’opposer.
Egalité ?
Ici entre bloqueurs, c’est la fraternité,
Ils se serrent les coudes, mais les cours sont bloqués.
Fraternité ?
Fermez aux étudiants les portes du savoir,
Nous allons les rouvrir !
Essayez d’étouffer la voix des opposants,
Le silence ne dure pas!
Ne pensez qu’à vous-mêmes, égoïstes rêveurs,
Un jour vous grandirez !
C’est le monde à l’envers, je n’ai pas la berlue…
Mais que croient-ils donc faire en piétinant ainsi
La devise qui fait que j’aime mon pays ?
Jusqu’au bout entêtés, continueront leur lutte,
Et préférant ruiner leur université,
Au fond de leur échec, veulent nous entraîner,
Car ils sont bien conscients que leur cause est perdue !
00:20 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, fac, blocage, ras-le-bol, colère
mardi, 24 juillet 2007
Victor Hugo - Demain, dès l'aube
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
14:10 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, victor hugo, demain dès l'aube
dimanche, 22 juillet 2007
Victor Hugo - Les contemplations
Voici un poème de Victor Hugo qui me fait frissonner à chaque lecture et qui j'espère ne vous laissera pas indifférent...
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Si tu entres dans l’église
Va, mais regarde doucement
Sous la vieille voûte grise
Ce petit nid innocent.
Aux grands temples où l’on prie
Le martinet, frais et pur,
Suspend la maçonnerie
Qui contient le plus d’azur.
La couvée est dans la mousse
Du portail qui s’attendrit ;
Elle sent sa chaleur douce
Des ailes de Jésus-Christ.
L’église où l’ombre flamboie,
Vibre, émue à ces doux bruits ;
Les oiseaux sont pleins de joie,
La pierre est pleine de nuit.
Les saints, graves personnages,
Sous les porches palpitants
Aiment ces doux voisinages
Du baiser et du printemps
Les vierges et les prophètes
Se penchent dans l’âpre tour
Sur ces ruches d’oiseaux faites
Pour le divin miel : amour
L’oiseau se perche sur l’ange ;
L’apôtre rit sous l’arceau,
- Bonjour saint ! dit la mésange
Le saint dit " Bonjour, oiseau "
Les cathédrales sont belles
Et hautes sous le ciel bleu ;
Mais le nid des hirondelles
Est l’édifice de Dieu.
21:10 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, victor hugo, Dieu, cathédrale, église
mardi, 10 juillet 2007
La pluie, toujours la pluie...
Trois semaines que le temps est pourri chez moi, et trois semaines que j'attends le soleil. La météo annonce la canicule pour la semaine prochaine, mais en attendant je déprime toujours...
Et quand je déprime, je pense toujours au même poème du recueil de Verlaine, Romances sans paroles :
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Il pleut doucement sur la ville.
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Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !
Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.
C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !
21:55 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, romances sans paroles, verlaine, déprime, pluie



