jeudi, 06 décembre 2007
Saint Nicolas
Cette histoire, on nous l'a tous racontée un jour. Nous, Lorrains, en tout cas. En discutant avec des gens d'autres régions de France, je constate que notre saint préféré n'est pas aussi connu ailleurs. Voici une révision pour les Lorrains, et peut-être une découverte pour d'autres...
Trois petits enfants qui s'en allaient glaner aux champs...
Et ils se perdent. Seuls dans la nuit. La seule lumière qu'ils voient est celle de la maison d'un boucher. Curieux et désespérés, ils demandent l'hospitalité au maître des lieux. De bon coeur le boucher accepte de laisser entrer ces trois adorables enfants. Où vont-ils donc dormir ? Le lit où les installe le boucher est un saloir, et c'est morts et en morceaux qu'ils y entrent, pour un sommeil de sept ans. Car sept ans plus tard, c'est au tour de Saint Nicolas de faire halte au même endroit. Sitôt entré il fait savoir qu'il a faim. Refusant tout ce que le boucher lui propose, c'est du petit salé qu'il veut, de celui que le boucher a fait il y a sept ans. Il y a sept ans ? Comment sait-il ? Hé, mec c'est Saint Nicolas quand même ! Le boucher veut se sauver, mais Saint Nicolas lui dit que s'il se repent ses péchés lui seront pardonnés. Alors il reste et désormais accompagne le Saint homme dans ses déplacements. Mais si, vous savez, le père fouettard ! On revient à l'histoire... Saint Nicolas s'assoit au bord du saloir et étend trois doigts au-dessus. Et c'est le miracle ! Les enfants se réveillent !
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Le premier dit "J'ai bien dormi"
Le second dit "et moi aussi"
Et le troisième répondit :
"Je me croyais au Paradis"
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Bonne Saint Nicolas à tous !
Que le (nutella) chocolat pleuve sur vos vies !
Amen ^^
10:00 Publié dans Mythes et légendes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : légende, saint nicolas, enfants, boucher, saloir, ressuscité
vendredi, 29 juin 2007
Le blason lorrain
D'or, à la bande de gueules, chargée de trois alérions d'argent.
Godefroi de Bouillon était duc de Lorraine et guerroyait à Jérusalem au cours de la 1 ère croisade. Un jour, il est invité par un riche Pacha et va à la chasse avec lui. La partie de chasse se passe normalement, jusqu’à ce que trois aigles passent dans le ciel et que Godefroi tire une seule flèche qui traverse le premier, transperce le second et empale le troisième.
Face à ce joli tir, le Pacha était ébahi, il murmura au duc : « Je vois ici le doigt de votre Dieu ! Foi d'Allah, j'embrasse votre foi. » Jamais de sa vie il n’avait vu pareil exploit !
Godefroi dit, très modestement : « Chez moi, en Lorraine, je fais mieux. Si oies et grues chez nous, volent en triangle, c'est pour qu’au moins la moitié de la bande reste en vie. » Car il se vantait de tirer juste une flèche pour abattre une dizaine d'oiseaux, les jours où il n’était pas trop en forme !
Le soir venu, comme d'habitude, il pria sous sa tente quand tout à coup sa conscience lui chuchota : « Tu n'es qu'un fanfaron et un vantard, pour ta punition, sur votre blason vous porterez trois aiglons, volant à la queue-leu-leu, les ailes déployées, mais sans pattes, et sans becs. » Des Alérions, comme les appelleront les héraldistes.
C'est depuis ce temps-là, grâce à ce duc de Lorraine assez comique dans son genre, que le blason lorrain possède trois alérions…
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On dit aussi que les trois alérions représenteraient les trois évêchés : Metz, Toul et Verdun, mais c'est moins drôleà raconter ^^
10:40 Publié dans Mythes et légendes | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blason lorrain, godefroy de bouillon, légende, alérion





